Comitato Guglielmo Marconi International - Fondato nel 1995
Fondato nel 1995



Nell'estate del 1796 il Tricolore, figlio della Coccarda era già una realtà




Testimonianza diretta di Napoleone Bonaparte scoperta dallo storico Claudio Di Lascio


A proposito della nascita della nostra Bandiera ecco  la testimonianza dello stesso  Napoleone estratta dalle sue memorie scritte a Sant'Elena e stampate due anni dopo la morte dell'Imperatore, a soli cinque lustri dagli avvenimenti che hanno visto protagonisti  Luigi Zamboni e Giovanni Battista De Rolandis.

Napoléon Ier. Mémoires pour servir à l'histoire de France, sous Napoléon, écrits a Sainte-Hélène par les généraux qui ont partagé sa captivité, et publiés sur les manuscrits entièrement corrigés de la main de Napoléon, tome III, Paris, Didot, 1823, pp. 178, 182-183, 362-363, 364-366.

p. 178

§. V.

Aucune troupe française n'était encore entrée à Milan, quoique cette capitale fut a plusieurs journées sur les derrières de l'armée qui avait des postes a Crémone. Mais les administrations autrichiennes l'avaient évacuée, et s'étaient refugiées dans Mantoue. La ville était gardée par les gardes nationales. La municipalité et les états de Lombardie envoyèrent a Lodi une députation, à la tête de laquelle était Melzi, pour protester de leur soumission et implorer la clémence du vainqueur. C'est en souvenir de cette mission que le roi d'Italie institua depuis le duché de Lodi en faveur de Melzi. Le 15 mai, le vainqueur fit son entrée dans Milan sous un arc de triomphe, au milieu d'un peuple immense, et de la nombreuse garde nationale de la ville, habillée aux trois couleurs, vert, rouge et blanc. A sa tête était le duc de Serbelloni qu'elle s'était choisi pour chef. Augereau rétrograda pour occuper Pavie; Serrurier occupa Lodi et Crémone; la division Laharpe, Como, Cassano, Lucco, et Pizzighetone, qui fut armée et approvisionnée.

p. 182-183

Milan était la capitale de la Lombardie autrichienne, qui se divisait en sept provinces: celles de Milan, Pavie, Varèse, Como, Lodi, Crémone et Mantoue. La Lombardie avait ses priviléges particuliers: l'empereur d'Autriche y tenait un prince du sang comme gouverneur-général, et confiait les principales affaires a son ministre dirigeant. Elle avait des états composés des députés des sept provinces; ces états étaient assez souvent opposés, au gouverneur-général et au ministre autrichien. Le comte de Melzi était, parmi ces députés, le plus accrédité par ses lumières, son patriotisme et sa probité. lia été depuis président de la république italienne, et chancelier du royaume d'Italie; il était plein d'amour de son pays, et tout dévoué a l'idée de l'indépendance de l'Italie. Il comptait a Milan parmi les familles nobles et aisées du pays. Les couleurs verte, blanche et rouge devinrent les couleurs nationales de l'Italie libre; ses gardes nationales se formèrent dans toutes les villes. Serbelloni, le premier colonel de celle de Milan, était le plus grand seigneur du pays, jouissant d'une très-grande popularité, et d'une grande fortune. Il a été, depuis, fort connu a Paris, où il a demeuré long-temps en qualité d'ambassadeur de la république cisalpine. A Milan, comme dans toutes les grandes villes d'Italie, et peut être dans toutes celles de l'Europe, la révolution française avait excité d'abord le plus vif enthousiasme et parlé à tous les sentiments; mais plus tard, les hideuses scènes de la terreur avaient changé ces bonnes dispositions.

p. 362-363

§. IX.

La conduite a tenir avec les peuples de la Lombardie était délicate; la France était décidée a conclure la paix dès que l'empereur renoncerait a la Belgique et au Luxembourg; à ce prix elle lui restituerait la Lombardie. On ne pouvait donc contracter aucun engagement, donner aucune garantie contraire a ces dispositions secrètes du cabinet. D'un autre côté, toutes les dépenses de l'armée devaient être supportées par le pays, ce qui non-seulement absorbait les revenus, mais donnait lieu a un surcroit de charges plus ou moins grand, selon les lieux où séjournait plus ou moins de troupes. En France on avait supprimé les impôts indirects; le système de contributions était fort insuffisant, le trésor était indépendant, tout était conduit avec désordre, corruption et malhabileté; on laissait manquer tous les services; il fallait y envoyer des contributions d'Italie, des sommes tort importantes pour secourir les armées du Rhin, les escadres de Toulon et de Brest, et même les administrations à Paris. Cependant il devenait essentiel de contrebalancer en Italie l'influence du parti autrichien, qui se composait de la noblesse j et d'une partie du cierge sur lequel Rome agissait avec plus ou moins de succès.

Napoléon soutint le parti qui voulait l'indépendance de l'Italie, mais sans se compromettre, et il captiva, malgré l'état critique des temps, l'opinion de la majorité de ces peuples. Il porta non-seulement un grand respect a la religion, mais n'oublia rien de ce qui pouvait lui concilier l'esprit du clergé. Il sut se servir a propos du talisman, du mot de liberté et surtout de celui d'indépendance nationale, qui depuis les temps de orne n'a jamais cessé d'être cher aux Italiens. Il confia l'administration des provinces, des villes et des communes aux habitants, en choisissant les hommes les plus recommandables et qui jouissaient de la plus haute faveur populaire; il confia la police aux gardes nationales, qui dans toute la Lombardie furent levées a l'instar de celles de la France, aux couleurs italiennes, rouge, blanc et vert. Milan avait été Guelfe; c'était encore la disposition générale des esprits. Les patriotes devenaient tous les jours plus nombreux, les idées françaises faisaient tous les jours de nouveaux progrès, et, l'esprit public fut tel, après la destruction de Wurmser, que le général en chef autorisa le congrès lombard a opérer la levée d'une légion de 3,000 hommes.

p. 364-366

Reggio, Modène, Bologne et Ferrare, situés sur la rive droite du Pô, comprenaient toute l'étendue du pays, depuis l'Adriatique jusqu'aux états de Parme, par lesquels ils touchaient a la république de Gênes et par celle-ci a la France. Si l'on craignait d'être obligé de restituer la Lombardie a l'Autriche pour faciliter la paix, on sentait d'autant plus l'importance de conserver une république démocratique sur la rive droite du Pô, sur laquelle la maison d'Autriche n'avait aucun droit ni aucune réclamation a faire valoir.

Ces quatre états existèrent plusieurs mois indépendants sous le gouvernement de leurs municipalités; une junte de sûreté générale composée des Caprara, etc., fut organisée pour concerter les mesures de défense, et contenir les malveillants. Un congrès composé de cent députés, se réunit a Modène dans le courant de novembre; les couleurs lombardes y furent proclamées couleurs italiennes; quelques bases de gouvernement furent décrétées, savoir: la suppression de la féodalité, l'égalité, les droits de l'homme; ces petites républiques se fédérèrent pour la défense commune, et se cotisèrent pour lever une légion italienne, forte de 3,000 hommes. Le congrès était composé de personnes de tous les états; des cardinaux, des nobles, des négociants, des hommes de loi, des hommes de lettres: insensiblement les idées s'agrandirent, la presse était libre, et enfin au commencement de janvier 1797, après quelques résistances, l'esprit de localités fut vaincu; ces peuples se réunirent en une seule république, sous le nom de Cispadane, dont Bologne fut déclarée la capitale, et ils adoptèrent une constitution représentative. Le contre-coup s'en fit sentir a Rome. L'organisation et l'esprit de ces nouveaux républicains fut une barrière efficace contre l'esprit que propageait le saint-siége, et contre les troupes qu'il réunissait en Romagne. Le congrès lombard se lia avec la république cispadane qui, dès ce moment, fixa les regards de tous les Italiens. La ville de Bologne est des villes d'Italie, celle qui a montré constamment le plus d'énergie, et le plus de vraies lumières. En février 1797, après la paix de Tolentino, la Romagne ayant été cédée par le pape, dut être naturellement réunie a la république cispadane, ce qui en porta la population a près de 2,000,000 d'ames.

Tel était l'état de l'Italie a la fin de l'année 1796 et au printemps de 1797, lorsque l'armée française se résolut à traverser les Alpes juliennes, et à marcher sur Vienne.


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